20 avril 2008

Paris-time

 

podcast

Dans la vie, il y a un moment pour tout.

 

Il y a des moments Lillois, des moments parisiens. Des moments où l'on écrit, et d'autres où ce n'est même pas envisageable. Des moments où l'on veut s'y remettre sans pouvoir, et d'autres où l'on s'y met sans le vouloir.

Et parfois, une simple chanson vous fait reprendre le clavier, sans que vous sachiez pourquoi. Et c'est bien.

 

 

Que s'est-il passé, depuis tout ce temps ? Je suis parisien. Ca vous le savez. Et c'est la raison principale de cette absence. Une absence malgré tout bien remplie. Que je vous raconte. 

Quand on arrive sur Paris, il y a trois choses à faire. Trouver un appart' où l'on se sent bien. Non pas que vous allez y passer beaucoup de temps. Bien au contraire. Mais parce qu'entre les dîners tous les soirs dans un lieu différent -ou au même endroit toute la semaine, les bars, les Happy Hours qui durent toute la vie, le RAID, les jolis garçons partout et tout le temps, les métros qui circulent bien plus tard que là haut (ou les Vélib's et Taxis en alternative), les lunchs, les brunchs, les Starbucks, les week-ends seul ou en amoureux avec C&T à errer dans les rues, rive droite comme rive gauche, Etienne Marcel, le Marais, Lexembourg, les expos, les théâtres, les retours sur Lille, le shopping (qui aurait dû arriver en tête de liste), le Bon Marché, la rue des Rosiers, le BHV, les musées en diurne et nocturne, et les soirées chez l'un ou l'autre, vous allez avoir besoin de vous sentir bien dans votre repaire.

J'en arrive donc à la deuxième chose indispensable : négocier avec votre banquier un découvert plus important. Ce qui n'a pas été chose aisée, puisque vous aviez déjà une aise incommensurable à ce niveau là. Ben oui, parce que ce n'est pas parce que vous ne viviez pas encore sur Paris que votre vie à Lille n'était pas dénué de tout pour autant.

 

En ce qui me concerne, jusque là, tout va bien.

 

J'ai un appartement que j'adore, à l'univers garçonnière/boudoir empli de lampes rouges, de chaussures et de bougies Dyptique, dans un quartier beau et bobo, avec une vue impayable sur un cimetière de renom d'un côté et sur tout Paris de l'autre, et le métro à quelques pas. 

J'ai un banquier adorable, qui fait mine de ne pas voir les dépenses Galliano, Marcel et Marcel et bon nombre de Starbucks, quand je lui annonce (avec le plus grand des affronts) que je ne sors ma carte bancaire que pour le strict minimum vital.

Je retrouve le Paris que j'ai vécu, que j'ai aimé, que je n'aurai "finalement jamais quitté" selon les dires de M.. C'est pour cela que je n'ai eu aucun mal à m'acclimater à cette vi(ll)e. A l'inverse de certaines de mes amies arrivées ici en même temps que moi, je ne me suis pas senti envahi, engouffré, absorbé, englouti par Paris. Paris me sied. Et je pense que c'est réciproque. 

 

Paris, comme Lille, est une ville à apprivoiser. Lille, il faut apprendre à la connaître pour l'aimer. Paris, il faut la dompter. Et j'aime les villes à rapports conflictuels. Elle me ressemblent. 

Bien sûr, parfois, c'est un peu dur. Parce que C&T me manque ; parce que j'ai à peine le temps de déjeuner ; parce que la plupart des gens avec qui je partageais ces moments privilégiés sont restés sur Lille, ou sont géographiquement plus éloignés de moi aujourd'hui (Paris est un tout petit peu plus grand que Lille, mine de rien) ; parce que je suis passé du statut du "quelqu'un" dans ma ville à celui de "littéralement personne" dans la nouvelle. 

C'est d'ailleurs la troisième chose à faire, quand on arrive à Paris. Apprendre à redevenir quelqu'un. Pour cela, vous acceptez invitations au théâtre, cocktails et avant première divers, plus ou moins intéressants. C'est d'ailleurs comme ça que vous vous retrouvez au Bataclan gratos ou Quick Opéra à découvrir en avant première le nouveau Intense Burger. Non pas que soyez fast-food-addict. Mais bon. Faut bien bouffer, quoi. Et la surprise est d'autant plus grande que cet Intense Burger est une pure tuerie. Que les oignons et le steck haché sont 'achement bons, qu'on a pas l'impression que c'est un truc de fast-food, pour le coup, et même que, même vous, vous y retournerez. Et même que, tant pis si vous êtes le seul à avoir un sac Dior chez Quick. C'est dire...

 

Autre chose importante à savoir quand on arrive à Paris. Savoir en sortir. Et l'avantage c'est que quitter les couloirs du métro, la course permanente dans le boulot, et les bars où tout le monde est plus beau que vous le temps d'une journée (mais pas plus d'une journée non plus) pourun retour (aux sources) à Lille, un lundi à Aix en Provence sur un coup de tête ou une escapade au Futuroscope, c'est comme une semaine de vacances. L'agitation parisienne, c'est aussi bien quand c'est un peu loin. 

1373039028.jpgAh, je vous vois tiquer sur le Futuroscope ? Ben oui. Figurez-vous que votre ex-lillois de blogueur a gentillement été invité par le Futuroscope à tester en prem's sa nouvelle attraction : "Les animaux du Futur". Donc, le temps d'un samedi ensoleill", C&T et moi avons revêtu nos Converses et notre courage pour vivre une expérience apparemment inédite et découvrir "la réalité augmentée".

En gros, pour faire simple, on obtient un aperçu de ce que pourraient être les Animaux du Futur, imaginés par des scientifiques. Mais ce qui est justement prodigieux, c'est qu'en plus de les voir, et ce grâce à la technologie époustouflante de Total Immersion, présentée à la Conf' de presse, on touche et intéragit "réellement" avec ces bestioles. Animaux et Attraction du Futur. 

 

 

Voilà pour les nouvelles. Des journées pleines de boulot, de Vélib' quand il fait beau, de cafés et de cigarettes, de shopping et d'excursions en ville, iPod vissé sur les oreilles. En gros, peu de nouveautés par rapport à l'année dernière. Ce qui prouve que tout va plutôt bien.

 

 

Et un retour sur la blogosphère. Parce qu'un Lillois sur Paris, c'est comme un Lillois sur Lille. Donc ça se doit d'être raconté...

Commentaires

j'ai l'impression d'y être encore...je ne sais pas ce qui me manque le plus dans tout ce que tu mentionnes...j'hésite entre les happy hours et la rue des rosiers. Et suis d'accord avec toi pour le Intense Burger. :-) Bises de phan et de marcq.

Ecrit par : phan | 20 avril 2008

Enfin!!! TU as su te faire desirer! Welcome back! Leila et son ptit bidou qui s'arrondit!

Ecrit par : Leila | 20 avril 2008

J't'ai dit que j'avais vu B? lol.
Plus sérieusement : contente de te revoir sur la blogosphère copain!

Ecrit par : linda | 20 avril 2008

smouirk tendre d'un parisien comme toi surbook ;-) je t'embrasse

Ecrit par : La fée Icone GAY | 20 avril 2008

@ La Fée : Bises à toi mon beau... U're such an icon ! ! ! :])

@ Linda : Ouais. Good to be back...

@ Leila : Savoir se faire désirer : voilà un art que je maîtrise à la perfection !
Big belly ? Félicitations !! :)

@ Phan : Tu sais que tu peux remettre ça A.S.A.P !

Ecrit par : T. | 21 avril 2008

euh tu parles du Intense Burger? :-)

Ecrit par : phan | 21 avril 2008

Et quand est-ce que tu vois les copines qui sont déjà Parisienne?

Ecrit par : Mlle E | 21 avril 2008

@ Phan : bah entre autres ...

@ Mlle E : dès que je suis et que tu es dispo ! :-)))

Ecrit par : T. | 28 avril 2008

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